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Á propos
Chapitre traduit en: Anglais
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résolutions prises en commun; quatre bras menaçant les quatre points cardinaux ou se tournant vers un seul point, devaient inévitablement, soit souterrainement, soit au jour, soit par la mine, soit par la tranchée, soit par la ruse, soit par la force, s'ouvrir un chemin vers le but qu'ils voulaient atteindre, si bien défendu ou si éloigné qu'il fût. La seule chose qui étonnât d'Artagnan, c'est que ses compagnons n'eussent point songé à cela.
Il y songeait, lui, et sérieusement même, se creusant la cervelle pour trouver une direction à cette force unique quatre fois multipliée avec laquelle il ne doutait pas que, comme avec le levier que cherchait Archimède, on ne parvînt à soulever le monde, -- lorsque l'on frappa doucement à la porte. D'Artagnan réveilla Planchet et lui ordonna d'aller ouvrir.
Que de cette phrase: d'Artagnan réveilla Planchet, le lecteur n'aille pas augurer qu'il faisait nuit ou que le jour n'était point encore venu. Non! quatre heures venaient de sonner. Planchet, deux heures auparavant, était venu demander à dîner à son maître, lequel lui avait répondu par le proverbe: «Qui dort dîne.» Et Planchet dînait en dormant.
Un homme fut introduit, de mine assez simple et qui avait l'air d'un bourgeois.
Planchet, pour son dessert, eût bien voulu entendre la conversation; mais le bourgeois déclara à d'Artagnan que ce qu'il avait à lui dire étant important et confidentiel, il désirait demeurer en tête-à-tête avec lui.
D'Artagnan congédia Planchet et fit asseoir son visiteur.
Il y eut un moment de silence pendant lequel les deux hommes se regardèrent comme pour faire une connaissance préalable, après quoi d'Artagnan s'inclina en signe qu'il écoutait.
«J'ai entendu parler de M. d'Artagnan comme d'un jeune homme fort brave,