Page d'accueil   [800x750]    Á propos


prêts et où l'on se levait de table l'étranger proposa à Porthos la santé du cardinal. Porthos répondit qu'il ne demandait pas mieux, si l'étranger à son tour voulait boire à la santé du roi. L'étranger s'écria qu'il ne connaissait d'autre roi que Son Éminence. Porthos l'appela ivrogne; l'étranger tira son épée.
   «Vous avez fait une sottise, dit Athos; n'importe, il n'y a plus à reculer maintenant: tuez cet homme et venez nous rejoindre le plus vite que vous pourrez.»
   Et tous trois remontèrent à cheval et repartirent à toute bride, tandis que Porthos promettait à son adversaire de le perforer de tous les coups connus dans l'escrime.
   «Et d'un! dit Athos au bout de cinq cents pas.
   -- Mais pourquoi cet homme s'est-il attaqué à Porthos plutôt qu'à tout autre? demanda Aramis.
   -- Parce que, Porthos parlant plus haut que nous tous il l'a pris pour le chef, dit d'Artagnan.
   -- J'ai toujours dit que ce cadet de Gascogne était un puits de sagesse», murmura Athos.
   Et les voyageurs continuèrent leur route.
   À Beauvais, on s'arrêta deux heures, tant pour faire souffler les chevaux que pour attendre Porthos. Au bout de deux heures, comme Porthos n'arrivait pas, ni aucune nouvelle de lui, on se remit en chemin.
   À une lieue de Beauvais, à un endroit où le chemin se trouvait resserré entre deux talus, on rencontra huit ou dix hommes qui, profitant de ce que la route était dépavée en cet endroit, avaient l'air d'y travailler en y creusant des trous et en pratiquant des ornières boueuses.
   Aramis, craignant de salir ses bottes dans ce mortier artificiel, les apostropha durement. Athos voulut le retenir, il était trop tard. Les

Chapitre traduit en: Anglais Espagnol Italien Portugais Roumain Suivant