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Chapitre traduit en: Anglais
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Si nous baissions la tête?
-- En vérité, murmura d'Artagnan, à qui les recommandations de M. de Tréville revenaient en mémoire; en vérité, cet animal finirait par me faire peur.»
Et il mit son cheval au trot.
Planchet suivit le mouvement de son maître, exactement comme s'il eût été son ombre, et se retrouva trottant près de lui.
«Est-ce que nous allons marcher comme cela toute la nuit, monsieur? demanda-t-il.
-- Non, Planchet, car tu es arrivé, toi.
-- Comment, je suis arrivé? et monsieur?
-- Moi, je vais encore à quelques pas.
-- Et monsieur me laisse seul ici?
-- Tu as peur, Planchet?
-- Non, mais je fais seulement observer à monsieur que la nuit sera très froide, que les fraîcheurs donnent des rhumatismes, et qu'un laquais qui a des rhumatismes est un triste serviteur, surtout pour un maître alerte comme monsieur.
-- Eh bien, si tu as froid, Planchet, tu entreras dans un de ces cabarets que tu vois là-bas, et tu m'attendras demain matin à six heures devant la porte.
-- Monsieur, j'ai bu et mangé respectueusement l'écu que vous m'avez donné ce matin; de sorte qu'il ne me reste pas un traître sou dans le cas où j'aurais froid.
-- Voici une demi-pistole. À demain.»
D'Artagnan descendit de son cheval, jeta la bride au bras de Planchet et s'éloigna rapidement en s'enveloppant dans son manteau.
«Dieu que j'ai froid!» s'écria Planchet dès qu'il eut perdu son maître